DEDIP
Développement, Diversité, Partage


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        Critiquer, c’est bien, proposer, c’est mieux.

Un défi partagé dans un monde divers.




Fondateur

Lucien PAMBOU

Sciences Po Paris

Professeur de sciences économiques et sociales 




DEDIP concerne les étudiants, les universitaires, les praticiens de l’économie politique et sociale, les associations et toutes les personnes intéressées par les questions de développement, de diversité et de partage, vivant en France et en Afrique.




DEDIP est articulée autour de trois commissions complémentaires dont la vocation est de faire des analyses pour l’action sur le terrain.




Nouvel éditorial !
22/07/08




POURQUOI  DEDIP ?

 

Chaque année et encore en 2007, l’ONU et les organismes affiliés, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, publient des rapports sur le développement. Ces rapports font toujours les mêmes constats à propos du tiers-monde en général et de l’Afrique en particulier. La proportion de la population mondiale vivant avec moins de un dollar par jour continue d’augmenter. La proportion de personnes vivant dans une extrême pauvreté augmente. La probabilité pour une femme de mourir au cours de la grossesse ou pendant et après l’accouchement est de 1 sur 6 en Afrique sub-saharienne, mais de 1 sur 3800 dans les pays développés. Dans le même temps, les rapports du Fonds monétaire international de l’OCDE et de la Banque mondiale insistent sur les taux de croissance positifs de l’Afrique sub-saharienne qui en 2007 sont entre 5 et 6 %.  Nous sommes au coeur d’une contradiction théorique et pratique. Sur le plan théorique, les 5 et 6 % de croissance du PIB sont essentiellement le fait de mouvements de prix cyclique et de la hausse des cours de certaines matières premières comme le pétrole et les produits miniers. Sur le plan pratique, la pauvreté d’une partie de la population de l’Afrique sub-saharienne est incompréhensible alors que la croissance est positive. Le décalage provient de l’analyse des indicateurs et de la représentation que l’on en fait.

 

DEDIP est un think thanks, un laboratoire d’idées qui à vocation à démontrer que les indicateurs utilisés pour décrire le développement, comme le produit intérieur brut ou le revenu national par habitant, sont insuffisants pour comprendre la complexité des sociétés africaines sub-sahariennes.

 

DEDIP a pour vocation de remettre en cause, sans les rejeter, les indicateurs traditionnels des analyses politiques, sociales, culturelles et économiques du développement. D’autres indicateurs et analyses sont possibles, comme le décryptage du secteur informel, le rôle des tontines comme base d’accumulation primitive pour le micro crédit, la natalité comme dynamique éducative, les infrastructures, la redistribution, l’eau et l’environnement comme facteurs positifs du développement.

 

DEDIP va, pour ces différents domaines, construire des analyses adaptables à la situation des pays africains de la CEMAC (Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale) et de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest).

 

DEDIP n’est pas une officine politique. Nous avons vocation à promouvoir le développement partout en Afrique. Les combinaisons politiques ne concernent par DEDIP, ce que nous intéresse, c'est l'expertise économique.

 

DEDIP travaille sur les problèmes du développement et favorise les expériences partagées en terme de co-développement quelque soit leur provenance. Il s'agit de dire au reste du monde que l'Afrique, berceau de l'humanité, accepte au nom de la diversité humaine toute solution partagée mais refuse que le partage soit domination à ses dépends. L'Afrique et ses fils et filles ont pour vocation d'apporter leur part à l'édification du monde en se prenant en charge.


 

DEDIP est un laboratoire d’idées au plan technique qui, par sa vocation intellectuelle et pratique, participe au défi de l’Afrique moderne : le développement.